
L’humain est de retour ! Après des années de combat contre des machines, le succès d’un jeu dépend, aujourd’hui, de l’importance qu’il donne à la présence d’adversaires humains.
Dans le jeu vidéo, le premier signal fort de ce retour fut le succès des jeux massivement multi-joueurs. Au début, le plaisir c’était « zigouiller » des vrais (gens) méchants. World of Warcraft a montrer à quel point ce besoin était universel et surtout que la collaboration était aussi importante que l’affrontement. Une sorte de retour au jeu de société, internet remplaçant la table du salon.
Bien avant Wikipédia (2001), certains jeux (Doom en 1993) ont batti leur succès sur du contenu produit par les joueurs eux-mêmes. Plus besoin de graphiste ou de scénariste, les joueurs crées eux mêmes les personnages, les bâtiments, voir l’ensemble de l’univers et les partagent avec les autres joueurs.
Aujourd’hui, la tendance la plus marquante est probablement la volonté de faire disparaitre la frontière entre le jeu et la réalité.
Le succès des simulations illustre cette tendance : pilote de ligne, maire d’une grande ville, entraineur de foot ou chef de clinique, vous avez le choix.
Le jeu déborde également de son cadre lorsqu’il donne la possibilité de mettre en ligne automatiquement ses performances sur les plateformes communautaires (youtube, facebook, …). Quant au serious-game, utilisé en formation dans l’entreprise, il contribue également à brouiller la frontière entre le sérieux et le ludique.
Mais l’aboutissement de cette confusion entretenue se retrouve surtout dans le jeu pervasif dont c’est le fondement. Des centaines de personnes (joueurs) font croire à des centaines de passants (non-joueurs), que quelque chose d’extraordinaire se produit. L’intérêt repose principalement sur l’effet de surprise des non-joueurs.
A travers cette liste non exhaustive d’exemples on en vient à se demander si la finalité du jeu ne serait pas principalement la création ou le renforcement du lien social. Alors finalement même si tout le monde joue, ce n’est peut être pas si grave.
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